• 1. COLLABORATIF & RETAIL Thierry Strickler - François Calzada Juin 2014 Version française
  • 2. 4 Co- Commercialiser Co- Recycler Co- Créer Co- Consommer
  • 3. Collaboratif & Retail?
  • 4. Une tendance durable Consommation collaborative: modèle économique où l'usage prédomine sur la propriété. L’usage d'un bien, service, privilège, peut être augmenté par le partage, l'échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci. (Wikipedia) 19% «Militants» 29% «Convaincus» 32% «Sensibilisés» 20% «Réfractaires» Près d’un Français sur deux est adepte de la consommation collaborative. 48% des Français pratiquent régulièrement la consommation collaborative et 80% pratiquent ou comptent pratiquer la consommation collaborative. (TNS Observatoire de la confiance 2013)
  • 5. Des motivations multiples 4 facteurs motivent les consommateurs: • Contraintes économiques sans précédent • Essor et démocratisation des systèmes d’information et de collaboration • Menaces écologiques avérées • Saturation d’une consommation déraisonnée 63% C’est moins cher 55% On peut trouver de bons plans 38% Faire durer les objets, donner une 2ème vie 28% C’est un modèle de consommation meilleur pour la société 28% C’est facile par internet 18% C’est un modèle de consommation différent et qui me plait 14% Cela me permet de rencontrer de nouvelles personnes 8% J’aime la découverte, expérimenter des choses nouvelles 6% J’ai plus confiance dans d’autres particuliers que dans les commerçants Des considérations relatives au pouvoir d’achat Des considérations touchant explicitement au caractère alternatif de ce mode de consommation (source : TNS Observatoire de la confiance 2013)
  • 6. Un vaste champ d’applications Utiliser Co-Fabriquer Echanger Livrer Distribuer Co-Financer Partager Couchsurfing Coinnover Acheter en groupe Cohabiter Coworking Coélaborer Crowdfunding Troc Production contributive Recycler Prêter Echanger Réparer Upcycler Donner Economiser PARTICIPER & PARTAGER Participer AVANT usage APRES usageUSAGE Cohébergement Covoiturage
  • 7. Collaboratif & Retail: Opportunisme ou révolution? Co-Créer Co-Commercialiser Co-Consommer Co-Recycler Achat COMMENT les Retailers peuvent-ils insuffler dans leur chaine de valeurs des concepts d’économie collaborative, quand leur modèle repose sur le principe de l’acquisition des biens? Les principes de la consommation collaborative sont-ils conjugués de manière opportuniste et éphémère de la part des Retailers ou est-ce une tendance durable qui peut modifier en profondeur la distribution de biens et services?
  • 8. Co-Créer
  • 9. Co-Créer Bénéfices potentiels pour le commerce: > Analyse du besoin client : comprendre, écouter activement, anticiper les critiques > Relation client : renforcer le lien, renforcer la proximité enseigne/client, fédérer une communauté de client ambassadeurs > Innover : insuffler de nouvelles idées, créer de nouveaux produits et services, tester des propositions d’innovation > Communiquer : s’appuyer sur une communauté de clients ambassadeurs pour assurer une présence active en particulier sur les réseaux sociaux. Concevoir Inventer Participer Financer Promouvoir Soutenir Fabriquer Récolter
  • 10. Ikea fait recréer son catalogue papier par ses fans sur Instagram En Norvège, Ikea a invité ses fans à publier sur Instagram les pages de son catalogue papier. En quatre semaines, il était entièrement consultable sur le réseau social. Pour reprendre le contenu de son célèbre catalogue sur les réseaux sociaux, Ikea Norvège et l’agence SMFB Oslo ont choisi de solliciter les 160.000 fans de la marque sur Facebook et Instagram via un jeu- concours. La règle est simple : les fans prennent en photo une page du catalogue Ikea et la publient sur Instagram avec le hashtag #IKEAKATALOGEN. Ils doivent également indiquer via un second hashtag le produit qu’ils souhaitent gagner.
  • 11. Un Web Café ING Direct, s’il vous plaît Vous prendrez bien un peu de co-création en ligne ? ING Direct (900 000 clients en France) a lancé fin 2013 son Web Café, espace d’échanges et de co- construction en ligne composé d’un forum, d’un blog et d’une boîte à idées appelée le « Labo ». Le Labo est l’endroit consacré pour permettre de récolter les idées des participants. De cette manière, cette banque en ligne est aussi en mesure de connaître leurs souhaits et leurs éventuelles critiques. Elle pourra alors mieux moduler ses produits en fonction de leurs besoins et de proposer de nouvelles prestations pour mieux les satisfaire.
  • 12. Auchan associe ses clients à la conception de produits Auchan révèle les produits Quirky inventés par les internautes. Les premiers produits français estampillés Quirky, imaginés par les internautes arriveront chez Auchan au printemps 2014. Quatre produits seront in fine vendus. Des bouchons d'oreilles avec un réveil intégré, une poubelle qui scanne les produits jetés et les rajoute automatiquement à une liste de courses, un balanceur de hamac ...Depuis le lancement de la plate-forme collaborative Quirky en France, mi-septembre, plus de 800 idées ont été déposées par les internautes.
  • 13. Le Club Med se lance dans la co-création Club Med fait voter ses fans pour son prochain Village Val Thorens La première semaine, les fans ont préféré le nom "Val Thorens Sensations" à "Val Thorens Titanium" ; la deuxième, ils ont choisi le mur d'escalade au design épuré ; la troisième, le VTT sur neige au pilotage sur glace... L'opération, qui a débuté fin janvier, se poursuit jusqu'en avril. L'ouverture du village est programmée au mois de décembre prochain. Pour inciter les fans à voter, chaque semaine, le Club Med a prévu de tirer au sort un vainqueur qui remportera un séjour pour deux dans le village, et les incite à inviter leurs amis à participer.
  • 14. C’Vous, la plateforme de relation-client du Groupe Casino Cvous.com est le fruit d’un double principe inédit dans le secteur de la grande distribution : une démarche communautaire associée à une dynamique de co-création. L’idée de C’Vous, c’est de donner la parole aux « conso-acteurs », qui peuvent proposer idées et bonnes pratiques sur les produits et services. Le consommateur peut voter pour ses produits préférés, donner des astuces et des bonnes idées, ou soutenir un producteur de sa région. Le groupe Casino a lancé le projet C’vous pour « créer du lien entre les consommateurs mais aussi entre les enseignes et leurs clients ».
  • 15. Au Crédit Agricole, les clients imaginent leurs applis bancaires La banque coopérative a lancé son propre site d’applications. Elle invite désormais ses clients à transmettre leurs idées de services bancaires mobiles à un groupe de développeurs externes. Il s'agissait de demander aux clients quelles applis mobiles leur rendraient service. “Il y a davantage d'idées dans la tête de nos 21 millions de clients que dans celles des banquiers”. Le fonctionnement du CA Store est très simple. N'importe quel client de la banque peut, à l'aide d'un formulaire sur le site, proposer son idée d'appli et consulter celles déjà laissées par les internautes. Elles sont notées et commentées, ce qui fait remonter les plus pertinentes. Un groupe de développeurs a accès aux souhaits formulés. Il se compose d'une vingtaine d'entreprises numériques extérieures au Crédit agricole et regroupées au sein d'une coopérative baptisée Les Digiculteurs. Si une idée les intéresse, elles peuvent se lancer dans la création.
  • 16. Une ferme avec un marché encourage les consommateurs à s’impliquer dans la production d’aliments The Farmery souhaite permettre aux consommateurs de suivre la croissance des aliments cultivés et de s’impliquer dans le processus d’élevage. La commercialisation directe de produits agricoles aux consommateurs permet d’accroître la marge du producteur tout en apportant une proximité avec les clients. Aux États-Unis, The Farmery souhaite encourager les consommateurs à suivre la croissance des aliments qu’ils achètent et de s’impliquer davantage. Le projet final devrait comprendre quatre zones d’expédition et une grande serre où les produits seront vendus au grand public. L’ensemble est étudié pour permettre aux consommateurs de voir facilement l’ensemble du dispositif permettant de produire des aliments. L’objectif est d’inciter les consommateurs à produire eux-mêmes des aliments.
  • 17. Co-Commercialiser
  • 18. Co-Commercialiser Distribuer Livrer Conseiller Bénéfices potentiels pour le commerce: La co-commercialisation est certainement l’un des segments de l’économie collaborative le plus délicat à conjuguer pour les Retailers. En effet, le concept de supermarché collaboratif présente un business model atypique et très loin des standards du commerce classique. C’est une évolution du simple consommateur au consommateur citoyen. Adhérer à une communauté locale, participer à ou cogérer un supermarché collaboratif, c’est le choix de ne pas s’inscrire dans le modèle de l’économie de marché. C’est l’opportunité de vivre une expérience atypique, de tisser des liens locaux et de porter des valeurs sociales et écologiques.
  • 19. Le supermarché « socialiste » de New York Pas cher, bio et malin : un supermarché new-yorkais géré par ses clients prospère depuis quarante ans. A la Food Coop de Park Slope, les 16 200 membres travaillent gratuitement 2h45 toutes les quatre semaines pour faire tourner la boutique – 75% de la main-d’œuvre est donc bénévole. C’est l’une des tâches proposées aux 500 bénévoles qui, chaque jour, font tourner le magasin. A la cave, à côté du stock, un endroit est réservé au conditionnement des matières premières. Les coopérateurs découpent le fromage, pèsent et emballent condiments, tisanes et épices. Ceux qui ont la tâche – plus pénible – de nettoyer le magasin bénéficient d’un temps de travail raccourci à deux heures.
  • 20. A Londres, un supermarché zéro gâchis A Londres, un supermarché coopératif, The People’s Supermarket, a développé un modèle social et écologique hors du commun. Tous les déchets sont réutilisés afin d’éviter le gâchis. Ainsi, une courgette invendue pourra se retrouver sous forme de soupe, voire de compost. Première particularité : pour devenir membre, il suffit de payer une adhésion de 25 livres par an (environ 31 euros). Chaque membre bénéficie ensuite de 10% de réduction sur tout le magasin, à condition d’y travailler bénévolement quatre heures par mois. Deuxième particularité : une gestion des déchets là encore hors norme. Par exemple, une courgette qui aura été achetée à un petit producteur, de préférence local, et qui, au bout de quelques jours, n’aura pas trouvé preneur, sera alors utilisée par The People’s Kitchen. Il s’agit de la cuisine du supermarché, où sont préparés des plats vendus ensuite en magasin.
  • 21. A Paris, un groupement d’achats collaboratif veut rendre les bonnes choses accessibles à tous Inspiré du supermarché Park Slope de NY, la Louve est un groupement d’achats coopératif qui prépare l’ouverture d’un supermarché collaboratif Aujourd’hui, le groupement d’achats commande des produits de grande qualité toutes les quatre semaines. Ne pratiquant qu’une faible marge sur le prix initial de vente, ces produits deviennent alors très accessibles. En 2015, est prévue l’ouverture d’une coopérative alimentaire collaborative, basée sur le travail de ses membres, au nord/est de Paris. Collaborative jusqu’au bout, la Louve finalise sa campagne de financement auprès de la plate-forme de crowd-funding KissKissBankBank afin d’acheter des équipements, de salarier temporairement un coordinateur de chantier, de trouver un premier lieu d’accueil des membres et sympathisants, de financer l’achat d’une camionnette et d’autres équipements, de développer un site Web sophistiqué, d’augmenter la fréquence des distributions, de diversifier plus rapidement la gamme de produits, etc.
  • 22. Co-Consommer
  • 23. Co-Consommer Utiliser Entretenir Consommer Bénéfices potentiels pour le commerce: La co-consommation est le segment de l’économie collaborative le plus médiatisé car il remporte l’engouement de plus en plus de consommateurs (Autolib, Blablacar…) Les Retailers prennent de plus en plus en compte en compte les aspirations et les nouveaux comportements consommateurs en s’appuyant sur la démocratisation des technologies de l’information qui permettent de créer facilement du lien entre les individus, Les Retailers sont conscients de la perte (relative) de la capacité de séduction de leur modèle. Ils possèdent les actifs (base clients, réseau physique, logistique…) pour être des acteurs majeurs de cette tendance de fond. C’est très certainement aussi une opportunité d’inventer de nouvelles offres et d’être au cœur des changements de nos sociétés modernes.
  • 24. Citroën Multicity vous fait marcher La marque aux chevrons vient de lancer un site de voyage intégrant tous les modes de transport existants, y compris la marche à pied. Comment, quand on se nomme Citroën, devenir une agence de voyages et, au passage, renforcer son activité de location de voiture? La solution passe évidemment par la Toile. Le nouveau site de Citroën, Multicity, va pourtant bien au-delà en calculant pour l'internaute le meilleur itinéraire porte à porte. Détail intéressant, le système mixe tous les moyens de transport existants: la voiture, certes, mais aussi le métro, le tramway, le bus, le RER en région parisienne. Il n'ignore pas non plus l'avion, le train, le bateau, le vélo en libre-service et même la marche à pied.
  • 25. Mercedes invite ses clients à partager leur voiture Mercedes a présenté une application embarquée permettant de choisir un passager pour du co- voiturage via Facebook. Lors de la présentation du système de co-voiturage CarTogether, M. Zetsche assumait pleinement le décalage avec le monde feutré de la marque à l’étoile : «Certains voient encore le covoiturage comme du communisme, et si c’était le cas, viva la revolucion!". Cette application télématique facilite le co-voiturage en trouvant un candidat au voyage. Et grâce à l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook, les auto- stoppeurs peuvent être choisis en fonction de leur personnalité et de leurs goûts. Mercedes surfe aussi sur le phénomène du co- voiturage, en France 3 millions de personnes en sont adeptes.
  • 26. En Suède, achetez des clous, repartez avec la visseuse ! Le Malmö Hardware Store, en plus de vendre clous, vis, pots de peinture et autres consommables, met à disposition de ses clients du petit outillage leur permettant de réaliser quelques travaux. Une initiative économique, écologique, collaborative et surtout utile – quand on sait que le temps moyen d’utilisation d’une perceuse est de 12 minutes, et que 50% des perceuses ne sont jamais utilisées. Le Malmö Hardware Store a mis au point ce système original appelé ToolPool qui permet de proposer le prêt gratuit de ces machines peu vendues. Concrètement, la réservation des machines se fait via Facebook : les utilisateurs s’inscrivent et réservent l’appareil à emprunter… et à chaque réservation, un statut s’affiche sur le « mur » de la boutique.
  • 27. Le groupe de transport SNCF rachète un site spécialisé pour compléter son offre de transport écolo Le groupe SNCF a confirmé qu'en prenant 100% du capital de Green Cove, une start-up dans laquelle il était déjà entré en 2009, il souhaitait offrir à ses clients une offre de mobilité complémentaire. Le groupe SNCF va en effet déployer sur Internet son offre de co-voiturage, qui portera la griffe maison et concernera deux types d'utilisateurs: les entreprises qui offrent à leurs salariés la possibilité d'utiliser leur automobile à plusieurs entre leur domicile et leur lieu de travail, mais aussi les particuliers qui prennent la route sur de plus longues distances. Le groupe cultive ainsi les initiatives qui le façonnent comme un leader européen de l'«écomobilité». Après les autocars sur les longues distances (iDBus) et les voitures avec chauffeurs (iDCab), la SNCF complète donc son offre de transport en surfant sur une nouvelle vague écolo, avec des voyageurs militants ainsi que des entreprises et des collectivités impliquées dans le développement durable.
  • 28. MU, la mobilité selon Peugeot Peugeot propose une nouvelle offre de mobilité appelée MU. Ce service de location permet également de partir en week-end bien équipé ou de déménager par ses propres moyens. Ne pas posséder de voiture peut provoquer bien des soucis : comment se déplacer hors d’une grande ville, partir en week-end ou emmener ses enfants faire du vélo ? MU est un compte rechargeable en unités pour louer des services de mobilité au sein des concessions Peugeot : voiture, scooter, vélo, utilitaire, accessoires et kit de déménagement.
  • 29. Co-Recycler
  • 30. Co-Recycler Recycler Eliminer Réparer Troquer Redistribuer Bénéfices potentiels pour le commerce: Créer un cercle vertueux en permettant de recycler des vêtements, de ramener d’anciennes paires de chaussures qui permettront de financer une association, ou d’organiser un troc de compétences entre consommateurs, les initiatives se sont démultipliées. C’est un excellent moyen pour les Retailers de s’engager, de se positionner comme des acteurs économiques responsables. C’est aussi pour les enseignes une stratégie pour s’inscrire comme des acteurs incontournables et facilitateurs de l’économie circulaire, la revente pour une 2ème ou 3ème vie des objets. Les marques-enseignes soignent aussi leur image en s’associant aux thèmes de la consommation responsable et aux vertus du recyclage.
  • 31. La Halle aux Chaussures et Chaussland s’associent au Relais pour collecter les chaussures La Halles aux Chaussures et Chaussland ont mis en place des opérations de collecte dans leurs magasins. L’initiative a été un réel succès : en à peine deux ans, près de 6 tonnes de chaussures ont été collectées, soit environ 100 000 paires de chaussures. Du côté du Relais, les employés organisent la collecte, le tri et la revente des chaussures en bon état pour financer ses actions. Le Relais commercialise 5% à 10% des pièces collectées dans les 60 boutiques de seconde main Ding-Fring et exporte 30% à 35% des articles en Afrique où ils seront vendus par des marchands locaux. Les vêtements et chaussures en trop mauvais état sont recyclés (en chiffons ou en isolants par exemple) et le reste est détruit (environ 15%).
  • 32. Burton of London relance son grand vide-dressing Burton of London renouvelle son engagement avec les Restos du Cœur avec la seconde édition du Grand Vide Dressing du 13 au 25 Novembre prochain dans ses 130 boutiques. En 2012, la première édition du Grand vide dressing avait permis de collecter 177 860 vêtements. Une redistribution privilégiée grâce à un service le plus fidèle possible à celui offert dans les boutiques de l’enseigne (présentation, conseils, marquage des retouches, essayage en cabine, sacherie etc…) a pu être mis en place dans 70 centres des Restos du Coeur. Le système de bons a lui-même été un succès permettant de servir près de 40 000 repas chauds. A chaque don (vêtements chauds), les clients se verront remettre un carnet de 4 bons d’une valeur d’achat totale de 50€, utilisables à travers l’intégralité du réseau français Burton of London. Par la suite, l’enseigne de prêt-à-porter s’engage : un bon utilisé = un repas offert.
  • 33. Troc'Heures : un site d'échange d'heures de bricolage signé Castorama "Vous avez besoin d’un coup de main pour votre projet et vous avez du temps et/ou une compétence à offrir : rejoignez la communauté des Troc’Heures, inscrivez-vous et lancez- vous !" harangue l’enseigne sur la page d’accueil de son nouveau service. Castorama innove sur le terrain des services communautaires et collaboratifs. On peut supposer qu’au delà de l’impact en termes d’image, Castorama y voit un moyen d’inciter les particuliers à se lancer dans des travaux qu’ils ne se sentaient pas capables de réaliser jusque-là (tant sur le plan technique que financier) et in fine d’accroître ses ventes en matériaux et outillage. Chaque inscrit est invité à remplir une courte présentation, à donner son adresse (indispensable pour géolocaliser les annonces et les échanges) et à préciser ses compétence parmi un panel de 25 catégories.
  • 34. Patagonia recycle les vêtements En 2005, Patagonia lance son programme de recyclage de vêtements. Objectif: rendre tous ses produits recyclables à la fin 2010. Depuis le début du programme, Patagonia a recyclé plus de 13,200 pounds de vêtements, et collecté beaucoup plus. Aujourd’hui, plus de 41 000 produits de seconde main sont vendus sur la boutique The Common Threads sur eBay.
  • 35. Avec le Trocathlon, Décathlon veut entraîner la consommation collaborative Précurseur... depuis 28 ans. L'enseigne Décathlon a en effet lancé le Trocathlon en 1986. L'objectif ? Permettre aux particuliers de vendre leurs articles de sport d’occasion - vélos, skis, matériel de fitness ou d’équitation, peu ou plus utilisés… Deux fois par an, Décathlon propose à ses clients de déposer en amont ledit matériel sportif d’occasion. Si ce matériel est vendu, le vendeur est payé en bons d’achat Décathlon. Le service est entièrement gratuit et sans commission. Le vendeur récupère en effet 100 % de la valeur affichée de son produit et l’acheteur, qui acquiert son matériel, ne paye aucune commission. La satisfaction des clients et utilisateurs s’explique par le fait que l'enseigne mobilise ses collaborateurs-experts pour cette opération - ils présentent au mieux le matériel, aident à définir le prix, et accompagnent les ventes, sans oublier aussi de contrôler en amont les points de sécurité du matériel.
  • 36. Conclusion • Le Retail est un métier d’intermédiaire, il possède de nombreux actifs (clients, points de vente, système d’information…) et il serait légitime de se positionner comme un trait d’union entre les nouvelles aspirations des consommateurs et ces nouvelles propositions de valeur. • Les Retailers prennent au sérieux la consommation collaborative, les initiatives déployées ont le mérite d’exister mais les enjeux posés invitent à passer à une vitesse supérieure rapidement. • Ces démarches ne sont néanmoins pas neutres pour les services achats, marketing et innovation des Retailers. Un risque de destruction de valeur en cas de mauvaise gestion de ces pratiques d’intégration n’est pas négligeable. Alors, les tendances collaboratives dans le retail: une opportunité marketing/communication, ou un impact durable sur le modèle économique de la distribution? A suivre… Directrice Générale Castorama
  • 37. Contacts Thierry Strickler: [email protected] Youmna Ovazza: [email protected] Sarah Gaïsset: [email protected] @AltaviaWatch
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    Comment le retail s'approprie la tendance collaborative? Illustrations à travers 4 typologies d'exemples: la co-création, la co-commercialisation, la co-consommation, le co-recyclage.
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    • 1. COLLABORATIF & RETAIL Thierry Strickler - François Calzada Juin 2014 Version française
  • 2. 4 Co- Commercialiser Co- Recycler Co- Créer Co- Consommer
  • 3. Collaboratif & Retail?
  • 4. Une tendance durable Consommation collaborative: modèle économique où l'usage prédomine sur la propriété. L’usage d'un bien, service, privilège, peut être augmenté par le partage, l'échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci. (Wikipedia) 19% «Militants» 29% «Convaincus» 32% «Sensibilisés» 20% «Réfractaires» Près d’un Français sur deux est adepte de la consommation collaborative. 48% des Français pratiquent régulièrement la consommation collaborative et 80% pratiquent ou comptent pratiquer la consommation collaborative. (TNS Observatoire de la confiance 2013)
  • 5. Des motivations multiples 4 facteurs motivent les consommateurs: • Contraintes économiques sans précédent • Essor et démocratisation des systèmes d’information et de collaboration • Menaces écologiques avérées • Saturation d’une consommation déraisonnée 63% C’est moins cher 55% On peut trouver de bons plans 38% Faire durer les objets, donner une 2ème vie 28% C’est un modèle de consommation meilleur pour la société 28% C’est facile par internet 18% C’est un modèle de consommation différent et qui me plait 14% Cela me permet de rencontrer de nouvelles personnes 8% J’aime la découverte, expérimenter des choses nouvelles 6% J’ai plus confiance dans d’autres particuliers que dans les commerçants Des considérations relatives au pouvoir d’achat Des considérations touchant explicitement au caractère alternatif de ce mode de consommation (source : TNS Observatoire de la confiance 2013)
  • 6. Un vaste champ d’applications Utiliser Co-Fabriquer Echanger Livrer Distribuer Co-Financer Partager Couchsurfing Coinnover Acheter en groupe Cohabiter Coworking Coélaborer Crowdfunding Troc Production contributive Recycler Prêter Echanger Réparer Upcycler Donner Economiser PARTICIPER & PARTAGER Participer AVANT usage APRES usageUSAGE Cohébergement Covoiturage
  • 7. Collaboratif & Retail: Opportunisme ou révolution? Co-Créer Co-Commercialiser Co-Consommer Co-Recycler Achat COMMENT les Retailers peuvent-ils insuffler dans leur chaine de valeurs des concepts d’économie collaborative, quand leur modèle repose sur le principe de l’acquisition des biens? Les principes de la consommation collaborative sont-ils conjugués de manière opportuniste et éphémère de la part des Retailers ou est-ce une tendance durable qui peut modifier en profondeur la distribution de biens et services?
  • 8. Co-Créer
  • 9. Co-Créer Bénéfices potentiels pour le commerce: > Analyse du besoin client : comprendre, écouter activement, anticiper les critiques > Relation client : renforcer le lien, renforcer la proximité enseigne/client, fédérer une communauté de client ambassadeurs > Innover : insuffler de nouvelles idées, créer de nouveaux produits et services, tester des propositions d’innovation > Communiquer : s’appuyer sur une communauté de clients ambassadeurs pour assurer une présence active en particulier sur les réseaux sociaux. Concevoir Inventer Participer Financer Promouvoir Soutenir Fabriquer Récolter
  • 10. Ikea fait recréer son catalogue papier par ses fans sur Instagram En Norvège, Ikea a invité ses fans à publier sur Instagram les pages de son catalogue papier. En quatre semaines, il était entièrement consultable sur le réseau social. Pour reprendre le contenu de son célèbre catalogue sur les réseaux sociaux, Ikea Norvège et l’agence SMFB Oslo ont choisi de solliciter les 160.000 fans de la marque sur Facebook et Instagram via un jeu- concours. La règle est simple : les fans prennent en photo une page du catalogue Ikea et la publient sur Instagram avec le hashtag #IKEAKATALOGEN. Ils doivent également indiquer via un second hashtag le produit qu’ils souhaitent gagner.
  • 11. Un Web Café ING Direct, s’il vous plaît Vous prendrez bien un peu de co-création en ligne ? ING Direct (900 000 clients en France) a lancé fin 2013 son Web Café, espace d’échanges et de co- construction en ligne composé d’un forum, d’un blog et d’une boîte à idées appelée le « Labo ». Le Labo est l’endroit consacré pour permettre de récolter les idées des participants. De cette manière, cette banque en ligne est aussi en mesure de connaître leurs souhaits et leurs éventuelles critiques. Elle pourra alors mieux moduler ses produits en fonction de leurs besoins et de proposer de nouvelles prestations pour mieux les satisfaire.
  • 12. Auchan associe ses clients à la conception de produits Auchan révèle les produits Quirky inventés par les internautes. Les premiers produits français estampillés Quirky, imaginés par les internautes arriveront chez Auchan au printemps 2014. Quatre produits seront in fine vendus. Des bouchons d'oreilles avec un réveil intégré, une poubelle qui scanne les produits jetés et les rajoute automatiquement à une liste de courses, un balanceur de hamac ...Depuis le lancement de la plate-forme collaborative Quirky en France, mi-septembre, plus de 800 idées ont été déposées par les internautes.
  • 13. Le Club Med se lance dans la co-création Club Med fait voter ses fans pour son prochain Village Val Thorens La première semaine, les fans ont préféré le nom "Val Thorens Sensations" à "Val Thorens Titanium" ; la deuxième, ils ont choisi le mur d'escalade au design épuré ; la troisième, le VTT sur neige au pilotage sur glace... L'opération, qui a débuté fin janvier, se poursuit jusqu'en avril. L'ouverture du village est programmée au mois de décembre prochain. Pour inciter les fans à voter, chaque semaine, le Club Med a prévu de tirer au sort un vainqueur qui remportera un séjour pour deux dans le village, et les incite à inviter leurs amis à participer.
  • 14. C’Vous, la plateforme de relation-client du Groupe Casino Cvous.com est le fruit d’un double principe inédit dans le secteur de la grande distribution : une démarche communautaire associée à une dynamique de co-création. L’idée de C’Vous, c’est de donner la parole aux « conso-acteurs », qui peuvent proposer idées et bonnes pratiques sur les produits et services. Le consommateur peut voter pour ses produits préférés, donner des astuces et des bonnes idées, ou soutenir un producteur de sa région. Le groupe Casino a lancé le projet C’vous pour « créer du lien entre les consommateurs mais aussi entre les enseignes et leurs clients ».
  • 15. Au Crédit Agricole, les clients imaginent leurs applis bancaires La banque coopérative a lancé son propre site d’applications. Elle invite désormais ses clients à transmettre leurs idées de services bancaires mobiles à un groupe de développeurs externes. Il s'agissait de demander aux clients quelles applis mobiles leur rendraient service. “Il y a davantage d'idées dans la tête de nos 21 millions de clients que dans celles des banquiers”. Le fonctionnement du CA Store est très simple. N'importe quel client de la banque peut, à l'aide d'un formulaire sur le site, proposer son idée d'appli et consulter celles déjà laissées par les internautes. Elles sont notées et commentées, ce qui fait remonter les plus pertinentes. Un groupe de développeurs a accès aux souhaits formulés. Il se compose d'une vingtaine d'entreprises numériques extérieures au Crédit agricole et regroupées au sein d'une coopérative baptisée Les Digiculteurs. Si une idée les intéresse, elles peuvent se lancer dans la création.
  • 16. Une ferme avec un marché encourage les consommateurs à s’impliquer dans la production d’aliments The Farmery souhaite permettre aux consommateurs de suivre la croissance des aliments cultivés et de s’impliquer dans le processus d’élevage. La commercialisation directe de produits agricoles aux consommateurs permet d’accroître la marge du producteur tout en apportant une proximité avec les clients. Aux États-Unis, The Farmery souhaite encourager les consommateurs à suivre la croissance des aliments qu’ils achètent et de s’impliquer davantage. Le projet final devrait comprendre quatre zones d’expédition et une grande serre où les produits seront vendus au grand public. L’ensemble est étudié pour permettre aux consommateurs de voir facilement l’ensemble du dispositif permettant de produire des aliments. L’objectif est d’inciter les consommateurs à produire eux-mêmes des aliments.
  • 17. Co-Commercialiser
  • 18. Co-Commercialiser Distribuer Livrer Conseiller Bénéfices potentiels pour le commerce: La co-commercialisation est certainement l’un des segments de l’économie collaborative le plus délicat à conjuguer pour les Retailers. En effet, le concept de supermarché collaboratif présente un business model atypique et très loin des standards du commerce classique. C’est une évolution du simple consommateur au consommateur citoyen. Adhérer à une communauté locale, participer à ou cogérer un supermarché collaboratif, c’est le choix de ne pas s’inscrire dans le modèle de l’économie de marché. C’est l’opportunité de vivre une expérience atypique, de tisser des liens locaux et de porter des valeurs sociales et écologiques.
  • 19. Le supermarché « socialiste » de New York Pas cher, bio et malin : un supermarché new-yorkais géré par ses clients prospère depuis quarante ans. A la Food Coop de Park Slope, les 16 200 membres travaillent gratuitement 2h45 toutes les quatre semaines pour faire tourner la boutique – 75% de la main-d’œuvre est donc bénévole. C’est l’une des tâches proposées aux 500 bénévoles qui, chaque jour, font tourner le magasin. A la cave, à côté du stock, un endroit est réservé au conditionnement des matières premières. Les coopérateurs découpent le fromage, pèsent et emballent condiments, tisanes et épices. Ceux qui ont la tâche – plus pénible – de nettoyer le magasin bénéficient d’un temps de travail raccourci à deux heures.
  • 20. A Londres, un supermarché zéro gâchis A Londres, un supermarché coopératif, The People’s Supermarket, a développé un modèle social et écologique hors du commun. Tous les déchets sont réutilisés afin d’éviter le gâchis. Ainsi, une courgette invendue pourra se retrouver sous forme de soupe, voire de compost. Première particularité : pour devenir membre, il suffit de payer une adhésion de 25 livres par an (environ 31 euros). Chaque membre bénéficie ensuite de 10% de réduction sur tout le magasin, à condition d’y travailler bénévolement quatre heures par mois. Deuxième particularité : une gestion des déchets là encore hors norme. Par exemple, une courgette qui aura été achetée à un petit producteur, de préférence local, et qui, au bout de quelques jours, n’aura pas trouvé preneur, sera alors utilisée par The People’s Kitchen. Il s’agit de la cuisine du supermarché, où sont préparés des plats vendus ensuite en magasin.
  • 21. A Paris, un groupement d’achats collaboratif veut rendre les bonnes choses accessibles à tous Inspiré du supermarché Park Slope de NY, la Louve est un groupement d’achats coopératif qui prépare l’ouverture d’un supermarché collaboratif Aujourd’hui, le groupement d’achats commande des produits de grande qualité toutes les quatre semaines. Ne pratiquant qu’une faible marge sur le prix initial de vente, ces produits deviennent alors très accessibles. En 2015, est prévue l’ouverture d’une coopérative alimentaire collaborative, basée sur le travail de ses membres, au nord/est de Paris. Collaborative jusqu’au bout, la Louve finalise sa campagne de financement auprès de la plate-forme de crowd-funding KissKissBankBank afin d’acheter des équipements, de salarier temporairement un coordinateur de chantier, de trouver un premier lieu d’accueil des membres et sympathisants, de financer l’achat d’une camionnette et d’autres équipements, de développer un site Web sophistiqué, d’augmenter la fréquence des distributions, de diversifier plus rapidement la gamme de produits, etc.
  • 22. Co-Consommer
  • 23. Co-Consommer Utiliser Entretenir Consommer Bénéfices potentiels pour le commerce: La co-consommation est le segment de l’économie collaborative le plus médiatisé car il remporte l’engouement de plus en plus de consommateurs (Autolib, Blablacar…) Les Retailers prennent de plus en plus en compte en compte les aspirations et les nouveaux comportements consommateurs en s’appuyant sur la démocratisation des technologies de l’information qui permettent de créer facilement du lien entre les individus, Les Retailers sont conscients de la perte (relative) de la capacité de séduction de leur modèle. Ils possèdent les actifs (base clients, réseau physique, logistique…) pour être des acteurs majeurs de cette tendance de fond. C’est très certainement aussi une opportunité d’inventer de nouvelles offres et d’être au cœur des changements de nos sociétés modernes.
  • 24. Citroën Multicity vous fait marcher La marque aux chevrons vient de lancer un site de voyage intégrant tous les modes de transport existants, y compris la marche à pied. Comment, quand on se nomme Citroën, devenir une agence de voyages et, au passage, renforcer son activité de location de voiture? La solution passe évidemment par la Toile. Le nouveau site de Citroën, Multicity, va pourtant bien au-delà en calculant pour l'internaute le meilleur itinéraire porte à porte. Détail intéressant, le système mixe tous les moyens de transport existants: la voiture, certes, mais aussi le métro, le tramway, le bus, le RER en région parisienne. Il n'ignore pas non plus l'avion, le train, le bateau, le vélo en libre-service et même la marche à pied.
  • 25. Mercedes invite ses clients à partager leur voiture Mercedes a présenté une application embarquée permettant de choisir un passager pour du co- voiturage via Facebook. Lors de la présentation du système de co-voiturage CarTogether, M. Zetsche assumait pleinement le décalage avec le monde feutré de la marque à l’étoile : «Certains voient encore le covoiturage comme du communisme, et si c’était le cas, viva la revolucion!". Cette application télématique facilite le co-voiturage en trouvant un candidat au voyage. Et grâce à l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook, les auto- stoppeurs peuvent être choisis en fonction de leur personnalité et de leurs goûts. Mercedes surfe aussi sur le phénomène du co- voiturage, en France 3 millions de personnes en sont adeptes.
  • 26. En Suède, achetez des clous, repartez avec la visseuse ! Le Malmö Hardware Store, en plus de vendre clous, vis, pots de peinture et autres consommables, met à disposition de ses clients du petit outillage leur permettant de réaliser quelques travaux. Une initiative économique, écologique, collaborative et surtout utile – quand on sait que le temps moyen d’utilisation d’une perceuse est de 12 minutes, et que 50% des perceuses ne sont jamais utilisées. Le Malmö Hardware Store a mis au point ce système original appelé ToolPool qui permet de proposer le prêt gratuit de ces machines peu vendues. Concrètement, la réservation des machines se fait via Facebook : les utilisateurs s’inscrivent et réservent l’appareil à emprunter… et à chaque réservation, un statut s’affiche sur le « mur » de la boutique.
  • 27. Le groupe de transport SNCF rachète un site spécialisé pour compléter son offre de transport écolo Le groupe SNCF a confirmé qu'en prenant 100% du capital de Green Cove, une start-up dans laquelle il était déjà entré en 2009, il souhaitait offrir à ses clients une offre de mobilité complémentaire. Le groupe SNCF va en effet déployer sur Internet son offre de co-voiturage, qui portera la griffe maison et concernera deux types d'utilisateurs: les entreprises qui offrent à leurs salariés la possibilité d'utiliser leur automobile à plusieurs entre leur domicile et leur lieu de travail, mais aussi les particuliers qui prennent la route sur de plus longues distances. Le groupe cultive ainsi les initiatives qui le façonnent comme un leader européen de l'«écomobilité». Après les autocars sur les longues distances (iDBus) et les voitures avec chauffeurs (iDCab), la SNCF complète donc son offre de transport en surfant sur une nouvelle vague écolo, avec des voyageurs militants ainsi que des entreprises et des collectivités impliquées dans le développement durable.
  • 28. MU, la mobilité selon Peugeot Peugeot propose une nouvelle offre de mobilité appelée MU. Ce service de location permet également de partir en week-end bien équipé ou de déménager par ses propres moyens. Ne pas posséder de voiture peut provoquer bien des soucis : comment se déplacer hors d’une grande ville, partir en week-end ou emmener ses enfants faire du vélo ? MU est un compte rechargeable en unités pour louer des services de mobilité au sein des concessions Peugeot : voiture, scooter, vélo, utilitaire, accessoires et kit de déménagement.
  • 29. Co-Recycler
  • 30. Co-Recycler Recycler Eliminer Réparer Troquer Redistribuer Bénéfices potentiels pour le commerce: Créer un cercle vertueux en permettant de recycler des vêtements, de ramener d’anciennes paires de chaussures qui permettront de financer une association, ou d’organiser un troc de compétences entre consommateurs, les initiatives se sont démultipliées. C’est un excellent moyen pour les Retailers de s’engager, de se positionner comme des acteurs économiques responsables. C’est aussi pour les enseignes une stratégie pour s’inscrire comme des acteurs incontournables et facilitateurs de l’économie circulaire, la revente pour une 2ème ou 3ème vie des objets. Les marques-enseignes soignent aussi leur image en s’associant aux thèmes de la consommation responsable et aux vertus du recyclage.
  • 31. La Halle aux Chaussures et Chaussland s’associent au Relais pour collecter les chaussures La Halles aux Chaussures et Chaussland ont mis en place des opérations de collecte dans leurs magasins. L’initiative a été un réel succès : en à peine deux ans, près de 6 tonnes de chaussures ont été collectées, soit environ 100 000 paires de chaussures. Du côté du Relais, les employés organisent la collecte, le tri et la revente des chaussures en bon état pour financer ses actions. Le Relais commercialise 5% à 10% des pièces collectées dans les 60 boutiques de seconde main Ding-Fring et exporte 30% à 35% des articles en Afrique où ils seront vendus par des marchands locaux. Les vêtements et chaussures en trop mauvais état sont recyclés (en chiffons ou en isolants par exemple) et le reste est détruit (environ 15%).
  • 32. Burton of London relance son grand vide-dressing Burton of London renouvelle son engagement avec les Restos du Cœur avec la seconde édition du Grand Vide Dressing du 13 au 25 Novembre prochain dans ses 130 boutiques. En 2012, la première édition du Grand vide dressing avait permis de collecter 177 860 vêtements. Une redistribution privilégiée grâce à un service le plus fidèle possible à celui offert dans les boutiques de l’enseigne (présentation, conseils, marquage des retouches, essayage en cabine, sacherie etc…) a pu être mis en place dans 70 centres des Restos du Coeur. Le système de bons a lui-même été un succès permettant de servir près de 40 000 repas chauds. A chaque don (vêtements chauds), les clients se verront remettre un carnet de 4 bons d’une valeur d’achat totale de 50€, utilisables à travers l’intégralité du réseau français Burton of London. Par la suite, l’enseigne de prêt-à-porter s’engage : un bon utilisé = un repas offert.
  • 33. Troc'Heures : un site d'échange d'heures de bricolage signé Castorama "Vous avez besoin d’un coup de main pour votre projet et vous avez du temps et/ou une compétence à offrir : rejoignez la communauté des Troc’Heures, inscrivez-vous et lancez- vous !" harangue l’enseigne sur la page d’accueil de son nouveau service. Castorama innove sur le terrain des services communautaires et collaboratifs. On peut supposer qu’au delà de l’impact en termes d’image, Castorama y voit un moyen d’inciter les particuliers à se lancer dans des travaux qu’ils ne se sentaient pas capables de réaliser jusque-là (tant sur le plan technique que financier) et in fine d’accroître ses ventes en matériaux et outillage. Chaque inscrit est invité à remplir une courte présentation, à donner son adresse (indispensable pour géolocaliser les annonces et les échanges) et à préciser ses compétence parmi un panel de 25 catégories.
  • 34. Patagonia recycle les vêtements En 2005, Patagonia lance son programme de recyclage de vêtements. Objectif: rendre tous ses produits recyclables à la fin 2010. Depuis le début du programme, Patagonia a recyclé plus de 13,200 pounds de vêtements, et collecté beaucoup plus. Aujourd’hui, plus de 41 000 produits de seconde main sont vendus sur la boutique The Common Threads sur eBay.
  • 35. Avec le Trocathlon, Décathlon veut entraîner la consommation collaborative Précurseur... depuis 28 ans. L'enseigne Décathlon a en effet lancé le Trocathlon en 1986. L'objectif ? Permettre aux particuliers de vendre leurs articles de sport d’occasion - vélos, skis, matériel de fitness ou d’équitation, peu ou plus utilisés… Deux fois par an, Décathlon propose à ses clients de déposer en amont ledit matériel sportif d’occasion. Si ce matériel est vendu, le vendeur est payé en bons d’achat Décathlon. Le service est entièrement gratuit et sans commission. Le vendeur récupère en effet 100 % de la valeur affichée de son produit et l’acheteur, qui acquiert son matériel, ne paye aucune commission. La satisfaction des clients et utilisateurs s’explique par le fait que l'enseigne mobilise ses collaborateurs-experts pour cette opération - ils présentent au mieux le matériel, aident à définir le prix, et accompagnent les ventes, sans oublier aussi de contrôler en amont les points de sécurité du matériel.
  • 36. Conclusion • Le Retail est un métier d’intermédiaire, il possède de nombreux actifs (clients, points de vente, système d’information…) et il serait légitime de se positionner comme un trait d’union entre les nouvelles aspirations des consommateurs et ces nouvelles propositions de valeur. • Les Retailers prennent au sérieux la consommation collaborative, les initiatives déployées ont le mérite d’exister mais les enjeux posés invitent à passer à une vitesse supérieure rapidement. • Ces démarches ne sont néanmoins pas neutres pour les services achats, marketing et innovation des Retailers. Un risque de destruction de valeur en cas de mauvaise gestion de ces pratiques d’intégration n’est pas négligeable. Alors, les tendances collaboratives dans le retail: une opportunité marketing/communication, ou un impact durable sur le modèle économique de la distribution? A suivre… Directrice Générale Castorama
  • 37. Contacts Thierry Strickler: [email protected] Youmna Ovazza: [email protected] Sarah Gaïsset: [email protected] @AltaviaWatch
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